Entartrage

Les sels de dureté représentent la principale source des phénomènes d’entartrage. Ceci s’explique aisément par la réduction de la solubilité de ces minéraux dans l’eau sous l’effet de l’augmentation de la température. Effectivement, cette solubilité décroît lors du réchauffement, et les sels de dureté deviennent rapidement insolubles sous leur forme habituelle dans l’eau d’une chaudière à vapeur.  Il est prévisible de retrouver ce dépôt principalement sur les surfaces de chauffe de la chaudière. Le tartre sera relativement dur et présent de façon uniforme sur les surfaces internes des tubes de production de vapeur, les tuyaux de montée, les écrans d’eau et sur l’extérieur des tubes de fumée et de la chambre de combustion des chaudières ignitubulaires.

L’impact le plus rapidement perceptible de l’entartrage est certainement la perte du rendement énergétique. En effet, la conductivité thermique du dépôt est de loin inférieure à celle de l’acier utilisé pour la construction des tubes des chaudières. Le résidu accumulé sur les surfaces d’échange de chaleur agit donc comme un isolant thermique. En fait, un dépôt de tartre constitué exclusivement de carbonate de calcium sera près de quatre cents fois moins conducteur que l’acier commercial. Il n’est donc pas surprenant de constater des pertes d’efficacité dépassant les 10% pour une chaudière conventionnelle en présence d’un dépôt de tartre d’environ 1,5 mm.

La résistance au transfert d’énergie due à la présence du dépôt de tartre provoque aussi une augmentation de la température du métal puisque l’eau absorbe moins de chaleur à sa surface. Avec l’épaississement du tartre, la température du métal peut augmenter au point de réduire sa résistance. Celle-ci peut s’affaiblir jusqu’au point de rupture.

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