Série Légionelle : Quand doit-on faire le premier prélèvement Légionelle?


30 mai 2018

L’analyse réglementaire de la bactérie Légionelle dans l’eau des tours représente une activité incontournable, mais plusieurs connaissances ont avantage à être maîtrisées pour assurer le meilleur contrôle du risque posé par cette bactérie pathogène. D’abord, la fréquence des analyses représente toujours un critère essentiel au succès de l’exercice. La cadence des échantillonnages est déjà prévue dans la réglementation émise par la Régie du Bâtiment du Québec (RBQ). Les directives font état d’un contrôle par analyse spécifique de la concentration en Légionelle:

  • Lors du redémarrage, après la mise en hivernage;
  • À chaque intervalle d’au plus 30 jours, pendant la période de service;
  • Entre 2 et 7 jours, à la suite de l’utilisation de la procédure de décontamination.

Les indications sont donc précises pour les prélèvements en période de service et de décontamination, mais demandent une certaine interprétation pour l’analyse initiale après le redémarrage, même si celle-ci doit être prévue dans la procédure de remise en service selon la RBQ. Doit-on procéder sans délai, après quelques jours ou seulement après quelques semaines d’opération? La bonne réponse n’est pas universelle et doit plutôt être ajustée aux circonstances.

L’objectif de l’exercice est de détecter rapidement les dérives potentielles pour ne pas mettre à risque les personnes exposées

Lors de la remise en fonction, la bonne pratique suggère une désinfection initiale et parfois un nettoyage physique, s’il n’a pas été réalisé à la fermeture du réseau. Une analyse dans les premiers jours d’opération suite à une désinfection et un nettoyage serait peu significative à cause de la présence de désinfectant et de débris possiblement libérés. Il est donc préférable d’attendre plusieurs jours avant d’effectuer une première analyse pour que l’échantillon soit représentatif de l’état réel de l’installation. À l’opposé, un délai de plusieurs semaines avant de faire cette première vérification ne permet pas de valider la propreté des systèmes et pourrait entraîner un risque de prolifération.

La réponse exacte varie donc en fonction des circonstances et de l’état des systèmes. L’objectif de l’exercice est de détecter rapidement les dérives potentielles pour ne pas mettre à risque les personnes exposées, à titre de spécialistes du traitement de l’eau et du contrôle des risques reliés à la Légionelle, nos experts sont en mesure de vous aider à établir le moment opportun pour procéder à ce prélèvement en fonction de vos besoins. 

Savez-vous que Magnus a son propre laboratoire de microbiologie qui est accrédité conformément à la norme internationale ISO/CEI 17025 :2005 ?

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