Série Légionelle : Introduction


23 mai 2018

Le contrôle de l’activité microbienne représente un aspect critique dans les programmes d’entretien des tours de refroidissement à l’eau (tour). Depuis l’instauration en 2013 de la réglementation qui encadre la gestion de ces systèmes, les conséquences reliées à la présence des microorganismes dans l’eau, notamment la bactérie Légionelle, sont mieux connues. Des moyens sont maintenant imposés pour réduire les risques de prolifération et d’infection, ce qui inclut des analyses de Légionelle en laboratoire.

Les bactéries du genre Legionella sont communes à plusieurs types d’environnements tant naturels qu’artificiels. La bactérie Legionella pneumophila est responsable de deux maladies distinctes, la fièvre de Pontiac, qui est une infection pulmonaire ressemblant à une grippe ordinaire, et la maladie du légionnaire, qui est une forme de pneumonie grave et potentiellement fatale pour certains groupes de personnes.

La Légionelle est généralement rencontrée à de très faibles concentrations dans les environnements naturels. Par contre, la concentration de Légionelle peut être beaucoup plus élevée dans un environnement artificiel comme celui d’une tour de refroidissement où la température de l’eau est maintenue à un niveau qui est plus favorable et où il y’a régulièrement des épisodes de stagnation de l’eau ainsi que la formation de dépôts, de biofilms et la présence remarquable d’amibes.  La croissance rapide et importante des bactéries du genre Legionella peut être responsable d’éclosion de légionellose et constituer un grave risque pour la santé des personnes exposées aux aérosols contaminés générés par ces tours.

Nous proposons une série d’articles sur la Légionelle qui visent à faire connaître les particularités des techniques d’analyse utilisées dans un contexte de tour et d’en expliquer les limitations, les contraintes et l’interprétation des résultats.

Haut